Thomas Baumgartner : bonnes vibrations entre France Culture et Paris 13

Thomas Baumgartner

Dans le cadre de notre cours d’« Image documentaire » dispensé par Aude Seurrat, maître de conférence en Sciences de l’Information et de la Communication à Paris 13, les étudiants de licence 3 ont reçu Thomas Baumgartner, journaliste et producteur radio sur France Culture.

Un homme de radio 

M. Baumgartner a commencé par collaborer avec Emmanuel Laurentin pour La fabrique de l’histoire qui aborde les usages politiques et sociaux du passé.

Il a notamment été responsable de « La revue de presse » de 2006 à 2007, toujours sur France Culture.
Thomas Baumgartner ne s’est pas arrêté là, puisqu’en 2006 il devient responsable éditorial adjoint d’Arte Radio ; il a d’ailleurs participé à la création du blog l’Ourapo.

Par la suite, il a présenté Place de la toile avec Caroline Broué, émission consacrée à Internet et à son évolution.

Après avoir conduit les Passagers de la nuit pendant deux ans, une émission de création radiophonique, il anime depuis la rentrée L’atelier du son, toujours sur France culture chaque vendredi de 22h à minuit.

L’atelier du son donne la parole à des hommes ou de femmes de sons qu’il soit artiste, documentariste sonore, musicien, ou encore poète.
Il a publié en 2007 le livre L’Oreille en coin, une radio dans la radio (éd. Nouveau Monde/ France Inter/ INA), en 2010 le coffret Afrique en Radio – Archives de Robert Arnaut, le griot blanc (éd. Frémeaux/ France Inter/ INA) et en 2011 le coffret Rencontres possibles et impossibles (mêmes éditeurs).
Que ce soit à travers son parcours, les livres qu’ il a publié, on voit que Thomas Baumgartner est un passionné de la production radiophonique mais aussi de son histoire.

Baumgartner et les Web Documentaires

Un web documentaire peut se définir comme un documentaire diffusé sur internet, utilisant photos, textes, sons et vidéos avec une dimension interactive.
D’après Baumgartner, le groupe Arte a joué un rôle important dans le soutien aux auteurs de web documentaires, il fait d’ailleurs parti du jury des web documentaires du groupe Arte où les auteurs peuvent proposer leurs productions.
Le premier web documentaire Arte est « Gaza – Sderot » un documentaire montrant à travers deux vidéos quotidiennes de deux minutes la réalité de la vie à Gaza, en Palestine et à Sderot, en Israël.

Pour Thomas Baumgartner, un web documentaire doit être interactif, il doit être motivé par une raison qui pousse l’auteur à choisir comme support de production Internet.

Il doit aussi réfléchir à une expérience sociale, il n’est pas le seul à regarder le documentaire, il doit penser à ce qu’il peut apporter comme information à l’internaute.

Le web documentaire n’a pas encore trouvé un modèle économique viable, il est pour le moment financé par les publicités et les subventions du CNC.

Depuis 2007, le CNC s’est investi ainsi dans près de quarante projets, avec des subventions qui peuvent grimper jusque 100.000 euros en production.
Un autre modèle économique s’esquisse : coupler la diffusion du web-docu avec celle d’un reportage télé, complémentaire. Une option retenue pour Prison Valley, diffusée sur le web depuis jeudi dernier, et sur Arte le 12 juin.

Thomas Baumgartner ne compte pas s’arrêter en si bon chemin !

Oléïa Ali

> Photo : Serge Picard/Agence Vu pour Télérama.

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