Les Twins Phoenix et Lukas Abdul enflamment « L’étage »

photo TWins et lukas

Jeudi 7 avril, les Twins Phoenix et Lukas Abdul, trois personnalités emblématiques de The Voice France partageaient une scène à L’Etage. Deux styles de musiques différents mais un point en commun : leur générosité.

 

 

Une lumière tamisée pour une ambiance cosy, L’Etage, un club, bar restaurant  dans le 10ème arrondissement de Paris est bondé. Des gens sirotent leurs cocktails quand d’autres commandent des burgers. Les conversations de choses et d’autres battent leur plein. Tous attendent le concert des Twins Phoenix qui partagent la scène avec le chanteur Lukas Abdul. C’est ce dernier qui ouvre le bal. Sur une scène éclairée par une lumière bleue,  le jeune homme à la gueule d’ange et aux yeux bleus saillants commence par « Love yourself » de Justin Bieber. Le silence émerge petit à petit dans la salle. Tous à l’écoute de la voix chaleureuse du franco-libanais. Lukas Abdul qui n’a commencé le chant que depuis six mois étonne par ses aiguës lors qu’il enchaîne avec « All of me » de John Legend. Dans la chanson « Dernière danse » d’Indila, (interprétée lors de son battle avec Sam sur la scène de The Voice), transparaît la fibre orientale de Lukas qui chante d’ailleurs le refrain en arabe. Une vraie singularité. Ce concert est aussi l’occasion pour le jeune homme de 23 ans de chanter deux de ses compositions : « Amour et noir » et « Brûle ». Il évoque les histoires d’amour douloureuses, la guerre, la tolérance, le vivre ensemble. Il est important pour le jeune homme de faire passer par le biais de ses musiques ses convictions. Derrière une voix puissante se trouve une grande sensibilité. La musique, Lukas a toujours souhaité en faire son métier. A 7 ans, il rêvait de faire « Graine de Stars ». Inconcevable pour ses parents. Arrivés du Liban il y a trente ans, ils voulaient que leur fils fasse des études. Lukas s’inscrit en fac de médecine. Comme il est engagé, encore aujourd’hui, dans des associations d’aide aux enfants malades, il se dirige vers le métier de cancérologue pédiatrique. Mais en 2014, il abandonne ses études pour se consacrer pleinement à sa passion.

De la pop soul à la pop urbaine

La pop soul de Lukas laisse ensuite la place à la pop urbaine incarnée par Ismaël et Hilal connu sous le nom des Twins Phoenix. Ces frères jumeaux charismatiques ont toujours fait de la musique mais ont décidé de créer leur groupe il y a seulement trois ans après leur licence de Sciences de la Communication à l’université de Paris 13. Très taquins, ils mettent tout de suite le public en confiance. Les deux artistes n’hésitent pas à interpeller leur auditoire entre deux morceaux, à plaisanter avec eux, ce qui rend l’atmosphère conviviale. Les spectateurs sont d’ailleurs très réceptifs au groove que dégagent les Twins accompagnés d’une guitare, d’un djembé et d’un cajon. Pendant les trois premières reprises (James des Twins Phoenix, Radioactive d’Imagine Dragons et Dans ma rue de Féfé), le public assis par terre, sur le devant de la scène, écoute attentivement,les interprétations originales et uniques qu’en font les deux jeunes hommes de 28 ans. Au moment où résonne « Hey Papa » de David G & Nicki Minaj (chanson interprétée lors des auditions à l’aveugle et sur laquelle Zazie et Florent Pagny s’étaient retournés), les spectateurs se lèvent d’un bond. Les premiers corps se déhanchent, timidement, pour s’abandonner complètement au fur et à mesure que les Twins et Lukas enflamment L’Etage. Le public chante, danse quand les jumeaux interprètent Big City Life de Mattafix ou leur composition « Mister Jack & Miss Jane » qui clôt le show. Ils séduisent par leur voix rauque et puissante. Les Twins Phoenix ont aussi une grande sensibilité et émeuvent sur la reprise de « Je suis malade » de Serge Lama. Ils ont beaucoup d’humour. Comparés à plusieurs reprises dans les médias aux Frero Delavega, ils n’hésitent pas à reprendre « Le Chant des sirènes ».

 Sur la scène se côtoient ainsi deux genres musicaux très différents. Pour Lukas et les Twins Phoenix, il était intéressant, du moins pour ce concert, d’avoir une palette musicale complète. C’était aussi l’occasion de partager une scène entre amis très complices. Sur « Pas là » de Vianney, Hilal et Ismaël à la guitare et au djembé, accompagnent Lukas au chant, pour une interprétation saisissante. Les voilà aussi qui improvisent tous les trois une chorégraphie sur « Sorry » de Justin Bieber (chanson interprétée par Lukas). Ils entraînent leur public, le sourire aux lèvres. Une bonne humeur et joie de vivre contagieuse pour un concert réussi.

Yaëlle Kahn

 

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